« Génération bavarde » : l’open innovation nous exploite-t-elle ?
Hier, on m’expliquait ce qu’est l’open source, aujourd’hui on nous parle d’open innovation.
Nous sommes en pleine explosion du social dans tous les sens et les grands leaders ouvrent les portes… pour échanger toujours davantage avec les communautés, les consommateurs, les audiences.
La communication, que ce soit avec les robots, les marques ou les humains, qu’on les connaisse ou non, atteint un niveau sans précédent !
Les hommes se plaignaient des femmes qui parlent trop… et bien les voilà servis, aujourd’hui tout le monde parle trop..
Mais certains savent écouter, et en tirer profit..
Le crowdsourcing est l’un des résultats de l’open innovation.
Le monde est aujourd’hui une salle de brainstorming collectif, que les participants soient ou non conscients.
Dans « Innovation Management » Magazine (octobre 2011), Maxine Horn traite du manque de confiance que génère l’open innovation. Le débat est encore une fois entre “éthiques” et “régulations”.
Beaucoup s’expriment sans savoir ce que leurs idées peuvent valoir d’un point de vue financier s’ils connaissaient les règles du jeu. Ou encore, en mode «individus freemium », ils commencent par donner des idées afin de pouvoir démontrer ce que leurs services pourraient valoir une fois le « client » convaincu…
Entre narcissisme et manque de confiance, Jean Twenge nous expliquait dans son livre « L’Epidémie du Narcissisme » que nous sommes la génération la plus rêveuse et… la plus déprimée..
Sommes-nous tous des potentiels conseillers ? Que vallent nos idées, nos témoignages.. ?
Où va-t-on ? Quelle sera la suite de cette histoire ? de plus en plus de freelance sur le marché ? des conso qui font payer les marques pour accéder à leurs profils sociaux-web ? Les hypothèses sont multiples…
Chris Toen, qui gère les projets d’Open Innovation pour P&G, explique a quel point il est important aujourd’hui de rentabiliser “la communication de la foule” qui est à la disposition de qui sait saisir les opportunités.
“Information can come from anywhere, but it is also easier to tap into innovation wherever it is happening”.
“Our philosophy is, we have to create or be present where innovation is happening in the language or culture of those networks and ecosystems. We are present in over 100 networks. You continuously manage those networks and make sure your portfolio of networks match up to your needs today and into the future.”
Et oui, l’écoute est aujourd’hui un métier… une sorte d’espionnage intellectuel.. ?

