La psychologie du WOM on et offline – une étude du Wharton School of Business
Je fais partie de ceux qui ne cliquent plus sur les liens twitter ou les articles dont le titre ressemble à « comment buzzer ? », « comment optimiser votre présence sur les réseaux sociaux ? ».
On nous ressert souvent la même chose et… clairement y en a un peu marre.
Mais là, on est dans la section CMO Marketing de Adage donc on accorde une chance à l’article qui veut nous y parler de WOM. Et on n’est pas déçu car il y a au moins un ou deux points qui donnent à réfléchir.
Malcolm Faulds (senior VP-marketing de BzzAgent), a donc publié un article intitulé “Five Tips for Driving Word-of-Mouth — No Matter What Your Product Is” le 28 novembre dernier (et je ne lis ça qu’aujourd’hui oui..) traitant de l’étude menée par Jonah Berger, professeur de marketing au Wharton School of Business et son étudiant Eric Schwartz. Ils s’intéressent à la psychologie du consommateur et aux différences de comportement conversationnel on-line vs off-line.
Voici les 5 tips :
1/ Les produits n’ont pas à être intéressants
Ce n’est pas la nouveauté ou l’originalité du produit qui génère des conversations sur le long terme. Les produits/contenus que les individus estiment que leur communauté jugera « intéressant » sont au cœur des échanges. Le duo de Whartin appelle ceci la « transmission motivée ». L’étude propose alors une méthodologie pour noter les produits des moins intéressants aux plus intéressants. (J’aimerai bien la voir cette méthodo d’ailleurs). Par ailleurs, toute catégorie de produit peut être jugée intéressante.
2/ L’accessibilité est clé
Woody Allen dit : « 80% of success is showing up ». Rien de révolutionnaire, mais la présence compte avant tout pour créer le top of mind. Il faut donc déterminer les endroits stratégiques de présence (on et offline) pour votre marque pour motiver à la conversation. La créativité est la bienvenue.
3/ Les produits dérivés et « samples » aident
Le live et le digital s’additionnent pour amplifier les effets les uns des autres. Dans ce cas, l’étude montre que lorsqu’on a tenu un produit entre nos mains ou testé l’expérience procuré par le produit ou service, on a logiquement plus tendance à en parler. Vive les échantillons !
4/ Créer des symboles stimulent le top of mind
Et voici le point qui m’a le plus inspiré. Il s’agit d’installer sur le long terme des connotations, symbolismes et associations dans l’esprit des consommateurs, entre votre marque et des éléments du quotidien. Une couleur, une date, un animal etc… : Orange, Halloween.. ? Rieces Pieces ! Ainsi la marque monte en top of mind, et s’immisce plus souvent dans l’esprit et les conversations des consommateurs.
A la naissance de nouvelles marques et produits, nous devons donc désormais travailler le branding en prévoyant sur le long terme les effets escomptés sur le marketing, le WOM et finalement sur le succès de la marque. Votre logo, vos couleurs, les évènements auxquels vous vous associez… il s’agit d’un bon jeu d’échec puisqu’il faut prévoir les différents scénarios qu’on souhaite vivre ou éviter.
Voici une vidéo d’un des cours de Jonah Berger. Il y parle du dernier point en citant l’exemple de Taco Bell.


